Sourire à la vie

Il y a un an, Ottaviano Rosada et sa conjointe Pina filaient le parfait bonheur. Sur le point de célébrer leur premier anniversaire de mariage, ils étaient à la recherche d’une maison et souhaitent fonder une famille. C’est à ce moment-là qu’Ottaviano fut frappé par la maladie.

Une infection à la gorge en septembre 2014 a mené le jeune homme de 33 ans à consulter un médecin pour vérifier son état de santé. Le médecin a effectué un examen et a demandé une analyse de sang. Le jour suivant, la vie du couple s’effondra.

« Le médecin a appelé. Il a dit qu’il avait de mauvaises nouvelles, mais ne voulait pas en dire plus au téléphone. Il m’a dit de me rendre à l’hôpital le lendemain matin à la première heure. Je savais que c’était très grave », se souvient Ottaviano. C’est à l’Hôpital général juif que le terrible diagnostic est tombé : une leucémie promyélocytaire aiguë, un cancer qui attaque les globules blancs.

«Ma conjointe était avec moi quand ils ont annoncé la nouvelle. Je peux vous dire que ce fut un énorme choc. On ne savait pas quoi dire. On s’est mis à pleurer. Je me sentais super bien, et le lendemain, on m’apprend que j’ai un cancer, ce fut horrible » raconte-t-il.

Ottaviano a été hospitalisé immédiatement pour commencer un traitement. Mais une autre mauvaise nouvelle attendait le couple. L’équipe des soins de santé a dit que la chimiothérapie pourrait rendre Ottaviano infertile. Leur rêve de fonder une famille s’évaporait. À titre de précaution, Ottaviano s’est rendu à une clinique de fertilité avant d’entreprendre les traitements de chimiothérapie pour préserver son sperme.

La chimiothérapie fut très éprouvante pour le jeune homme. « Je me sentais horriblement mal, j’avais constamment la nausée. J’ai subi plusieurs complications, dont de très grandes douleurs au ventre. Ensuite, mon corps s’est mis à retenir de l’eau, dans mes jambes, dans mes bras, et je me suis mis à enfler. J’étais dans un état lamentable. »

« Mon épouse fut extraordinaire. Elle est restée à mes côtés presque tout le temps. Vers la fin des traitements à l’hôpital, j’étais tellement fatigué, émotionnellement et physiquement, que j’ai commencé à déprimer. Ma conjointe m’a aidé à passer à travers, et ma famille et mes amis aussi. Sans leur soutien, cette épreuve aurait été bien pire. Franchement, je ne sais pas ce que j’aurais fait sans eux. Je marchais le long des couloirs à l’hôpital et je remarquais que plusieurs patients ne recevaient la visite de personne, ils n’avaient pas le soutien que j’avais. Ils étaient seuls et isolés. »

Ottaviano est resté à l’hôpital de septembre à la fin de décembre. Une fois sorti, il a poursuivi les traitements de chimiothérapie pendant un autre mois et demi en clinique externe.

Fin du cauchemar.

En juillet, Ottaviano reçoit un appel de l’hôpital qui lui annonce une bonne nouvelle. Il avait gagné une escapade de VOBOC, un séjour d’une semaine au Mont-Tremblant. Le concours de VOBOC était ouvert à tous les jeunes adultes qui suivent des traitements contre le cancer à un hôpital affilié à McGill (Centre universitaire de santé McGill, Hôpital général juif, Centre hospitalier St-Mary).

« Nous nous sommes tellement amusés. Après tout ce que nous venions d’endurer, c’était plaisant de s’échapper et de relaxer. C’est un endroit très charmant au cœur de Tremblant. Ces vacances nous ont aidés mon épouse et moi à faire le vide et à tourner la page. Nous avons recommencé à sourire, à être heureux et à penser à l’avenir. »

Ottaviano dit que le diagnostic de cancer et le long séjour à l’hôpital lui ont fait réaliser combien il tenait la vie pour acquise. « On ne réalise pas sa chance quand on se sent bien et fort. Être en santé est super important. La santé donne la liberté de faire tout ce qu’on veut. Sans elle, on se retrouve coincé entre quatre murs pour recevoir des traitements et on s’inquiète de savoir si on va s’en sortir. Et en plus de tous les traitements et les complications, il y a le stress et l’anxiété qui entrent en jeu. »

Ottaviano dit se sentir bien aujourd’hui. « Je suis rétabli à 100 %, merci mon Dieu! J’en suis très heureux. Je devrai prendre des médicaments pendant encore une année environ, mais je suis revenu l’homme que j’étais. J’ai pris du poids et je ne suis plus fatigué. » Il est même retourné au travail au mois d’août.

L’avenir est resplendissant. Le couple a récemment acheté une maison et travaille avec la clinique de fertilité pour fonder une famille.

« Nous sommes heureux. C’est tout ce que j’attends de la vie maintenant, être heureux et ne pas m’inquiéter pour des choses qui n’en valent pas la peine. Les gens se querellent parfois pour des choses insignifiantes, ils sont contrariés, ils sont fâchés, et peut-être qu’ils passent trop de temps au travail. Pour moi maintenant, la vie c’est être en santé, bien manger et garder une attitude positive. J’ai toujours été de nature optimiste, et maintenant, je le suis encore plus. Je suis reconnaissant d’être encore en vie. »

« Je tiens à remercier VOBOC et ses partenaires pour ces merveilleuses vacances. J’ai aussi été très content de recevoir un sac à dos VO-PAK* au début de mes traitements. Cela fait du bien de recevoir ces petites attentions quand on passe à travers des moments difficiles. Cela aide vraiment. Je suis très reconnaissant envers VOBOC et pour tout le bien qu’elle fait pour les adolescents et jeunes adultes atteints de cancer. »

*VOBOC distribue des sacs à dos aux services d’oncologie pour les remettre à leurs patients adolescents et jeunes adultes atteints de cancer le premier jour de leur traitement. Chaque sac à dos Vo-Pak contient des outils et des ressources pour aider les patients à traverser l’épreuve du cancer, notamment une trousse confort pour le séjour à l’hôpital, une carte-cadeau et une trousse d’information Amis de Laura (informations médicales, ressources et outils).

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